ES LEBE DER HEILIGE FERDINAND

ES LEBE DER HEILIGE FERDINAND
Je goûte actuellement aux joies insondables de ma campagne natale ; eh oui, je suis de retour à HOLVING! Trrrremblez, mortels! Trrrremblez, bovins! Trrrrremblez, volailles grippées! Oui, toi aussi, cher voison d'en face, toi qui es en train de tuner ta R5, trrrrremble!! Je tente d'étouffer la pénible lecture de L'Education Sentimentale dans la consommation de mon Monster Pack de Pringles (qui est en gros une boîte de Pringles coiffée d'un chapeau de sorcière, et qui comporte 25g de la Dive Chips en plus!!), mais ce n'est qu'une piètre consolation quand je vois que je vais encore devoir subir les pérégrinations larmoyantes du pitoyable Fred pendant 200 pages. Mais tout ceci n'a strictement rien à voir avec ce qui suit ; qu'importe! Vous avez déjà pu constater l'organisation anarchique de ce blog, vive l'éclectisme, vive le désordre, vive le chaos! Besancenot président!

Si, de tes lèvres avancées
Tu prépares pour l'apaiser
A l'habitant de tes pensées
La nourriture d'un baiser

Ne hâte pas cet acte tendre
Douceur d'être et de n'être pas
Car j'ai vécu de vous attendre
Et mon coeur n'était que vos pas.
Paul Valery

Cet après-midi, je lisais donc avec passion ce formidable roman qu'est L'Education Sentimentale, quand, tout à coup, j'avise sur ma commode un mètre ruban. Ce mètre ruban me regardait fixement et me criait : "Prends-moi!!!Je sais que tu le veux!". Ne pouvant résister à l'appel de ce petit objet si choupi-trognon, j'ai posé (non sans un pincement au coeur) mon livre et me suis saisie du mètre. Voilà le résultat :

Mon pied droit mesure 23,5cm, mon gros orteil gauche 4,6cm, la circonférence de mon annulaire gauche est de 5,2cm et mon majeur gauche mesure 7,5cm. Mon tibia droit, du dessous du genou à l'os de la cheville, mesure 33cm, mes cils font 1,1cm de long, ma bouche mesure 2cm de haut, mon cou a une circonférence de 30cm et une distance de 19cm sépare mon sternum de mon nombril. Et, last but not least, voilà mes mensurations de top model : 81-62-88.

Oui, on s'éclate à Holving! Que de sains plaisirs comparés aux occupations futiles que je peux avoir en ville... Comme aller au concert de Tryo le 27 novembre a Metz... Ou au concert de la Psy4 de la Rime le 19 décembre à Strasbourg...

# Posté le vendredi 28 octobre 2005 12:45

Modifié le samedi 29 octobre 2005 03:27

SCENES DE LA VIE STRASBOURGEOISE

SCENES DE LA VIE STRASBOURGEOISE
Oooooh inextinguibles joies des transports en commun strasbourgeois...

C'est un réel plaisir quotidien que d'emprunter le tram à Strasbourg (et je parle sans ironie) ; en plein dans une période de délires passionnels pour l'oeuvre de Balzac, les trajets me sont propices à de passionnantes observations (et décryptations) sociologiques. Traduction pour les non-hypokhâgneux : c'est trop marrant (voire franchement tordant) de regarder et d'écouter parler les gens autour de moi dans le tram. On croise tous les jours des gens complètement atypiques, des gens drôles, pittoresques, parfois carrément pathétiques mais jamais inintéressants... A défaut de vous livrer des photographies (je me vois mal dire : "Eh Monsieur ton chapeau il est vraiment trop ridicule, est-ce que je peux le prendre en photo?"), voilà quelques échantillons de conversations glanées dans le tram :

OoOoOoOoOoO Un groupe de 4 pét... jeunes filles au seuil de la féminité OoOoOoOoOoO
-Franchement je trouve trop que j'ai grossi là (la fille doit peser environ 32kg)
-Mais naaan t'es folle t'es trop bien comme tu es!
-Arrête Machin m'a traitée de grosse conne aujourd'hui! Ca m'a trop foutu la haine!
-Ouais mais Machin il a même pas de meuf
-Ah booon? Mais il est plus avec Truc?
-Quoi? Machin était avec Truc??
-Ben ouais tu savais pas?
-Tu déconnes!?! MACHIN avec TRUC? Ouaaah mais j'hallucine!
-Moi je te dis que j'ai trop grossi [etc]

OoOoOoO Un couple de très-vieux-et-gravement-givrés s'est enraciné devant la porte de sortie. Je dois descendre au prochain arrêt. OoOoOoO
Madame : Oh je suis épuisée, j'ai vraiment mal aux pieds ; c'est tellement fatigant de courir d'un magasin à l'autre!
Monsieur : Ce n'est pas moi qui t'ai obligée à passer tellement de temps dans les boutiques!
Moi : Excusez-moi, je voudrais sortir...
Madame : Oui mais tu sais bien qu'il me fallait un nouveau jeu de poëles!
Moi : S'il vous plaît...
Monsieur : Tu aurais pu y aller en semaine, quand il y aurait eu moins de monde!
Madame : Ca n'aurait rien changé, j'aurais quand même été fatiguée à la fin de la journée!
Moi : Euh, pardon, il faut que je sorte, là...
Monsieur : Non car tu aurais passé moins de temps à faire la queue!
Moi : Monsieur, s'il vous plaît...
Madame : ...Et ce petit jeune qui m'a marché sur le pied tout à l'heure... Ah vraiment, je n'en peux plus.
Moi : Je voudrais SORTIR...
Madmae : Et il ne s'est même pas excusé! Tu te rends compte?
Moi : (bousculant le vieux couple) EXCUSEZ-MOI, mais je dois SORTIR à cet arrêt! Je vous REMERCIE!
(Je sors, la porte se referme, Monsieur et Madame me regardent, outrés, et braillent des choses que je devine pas très aimables)

OoOoOoO Un mâle méga crousti-fondant est debout en face de moi depuis 10mn pendant que je lis mon journal, appuyée de manière bancale contre un siège. OoOoOoO
(le tram s'arrête, le mâle doit sortir ; au moment où il passe à côté de moi, il dit)
Mâle : Tu as des yeux doux comme un câlin de chauve-souris
(J'avoue que je n'ai toujours pas compris si j'étais victime d'une agression verbale, d'un foutage de gueule ou d'un compliment stupéfiant)

[Suite des Scènes de la Vie Strasbourgeoise au prochain épisode, c'est-à-dire quand j'aurai de nouveau un maigre pécule à dépenser en cyber-café)

# Posté le mardi 11 octobre 2005 13:46

VIVE LA GEOGRAPHIE

Je ne puis m'emcher de vous faire partager l'extrait d'un texte étudié pendant le cours le plus captivant du monde (c'est tellement captivant que François et moi en avons empl la durée pour fabriquer une ribambelle de bonshommes en papier, les avons baptis et leur avons dessi des visages) :

"Dire
ctes ou indirectes, collectives ou individuelles, convergentes ou contradictoires, répétitives ou innovantes, durables ou éphémères, lourdes ou superficielles, constructrices ou destructrices, les actions de production de l'espace sont de tous les jours et de chacun, et composent des mondes infiniments chatoyants, infiniment complexes et même inattendus. Cette richesse est accrue par lescalages et les rétroactions. Les actions ne traduisent qu'imparfaitement les représentations. Or les actions et leurs résultats induisent d'autres représentations, qui ont des effets en retour, modifient ses comportements et provoquent d'autres décisions. les acteurs changent dans l'action. Leurs marques leur survivent et survivent aux conditions mêmes qui les avaitn fait apparaître."
Et ce joyau de clarté formelle s'achève par cette apothéose stylistique :

"Nous devons chercher l'ordre sous le bruit, la structure sous la complexité de l'apparence. Nous devons décoder les messages qu'involontairement nous transmet l'espace."

# Posté le vendredi 30 septembre 2005 13:21

THE MAGIC OF CLASSE PREPA

THE MAGIC OF CLASSE PREPA
Ma troisième semaine de classe prépa s'achève et je n'en démords pas : c'est troooooooop formidable. Les profs retiennent pour le moment leurs velléités d'anéantissement de nos personnes (en gros les disserts ne sont pas encore assommantes), tout, ou presque, se passe pour le mieux pour le moment... Oui, je dis "presque" en pensant très fort au cours de géo... Ensemble avec François, nous mettons à profit ces heures de torture pour ouvrir nos chakras. C'est-à-dire par exemple découper des ribambelles de petits bonshommes en papier, leur dessiner des visages et leur donner des noms. Pendant que l'érudit professeur débite un discours passionné (mais pas passionnant) sur la géomorphologie ("La prochaine fois que vous vous promènerez en forêt, arrêtez-vous dans le sous-bois et creusez un trou dans l'humus"), Pierre Vidal de la Blache ou les cafés-géo sur le Père Noël à Strasbourg, nous, positionnés à notre place stratégique (tout au fond à gauche, dans le coin) nous occupons à des Spiel-und-Spass Aktionen, des discussions à forte teneur en philosophie (Moi : "Mais c'est pas possible qu'est-ce qu'il est beau Baptiste! Tu as vu ces yeux bleu clair! Et cette bouche! Pourquoi il ne tourne pas la tête, je ne le vois que de profil! Rah quel visage sublime! Mon dieu il m'a adressé la parole! Tu as entendu cette vois trop crousti-fondante?" François : "Ouais") ou des maculations de feuilles avec des verres de terre. C'est l'effet prépa. C'est normal. Nous sommes normaux. Tout comme la soirée d'hier (avec Mister Brocchi). Au programme : visionnage de manga starring notre ex-prof d'ECJS, soirée "Les Amis de la Délicatesse", dégustation de Kebab au romarin ("Ouaaiiiis je te jure y'avait du romarin dans ce truc c'était infect... Ok, bon, du romari, du thym, c'est la même chose quoi"), traversée nocturne de la Belle Strasbourg ("Putain c'est encore loin le tram?" "Nan nan plus que 2km"), posage dans un pub mit discussions cinématographiques ("... et alors le gars il lui plante le couteau dans le bide, il fouille dans les intestins et il se met à bouffer les entrailles de sa victime... Comment il était trop drôle ce film"), et finalement, à quelques heures du débt des cours, dodo chez le plus subtil des Ritals mosellans.
Réveil à 6h.

Mes cernes ont fait des petits. Des triplés. C'est très chou.

# Posté le vendredi 23 septembre 2005 10:02

DEVORATOR

DEVORATOR
Après une semaine formidable de prépa in the Land-of-Sauerkraut-and-Bioutifoul-Renois, me voilà enfin en mesure de réécrire un pitit article pour mon blog renaissant. Je ne m'attarderai pas sur les retrouvailles émotionnantes avec l'ordinateur familial et son modem 56k (*rires enregistrés*), ni sur les paroles d'amour déclamées par ma personne en attendant que l'engin daigne marrer (si possible sans que des étincelles ne jaillissent du btier). Cet article est donc déd à la suite de la psentation de mon ex-classe, et plus particulièrement à FRANCOIS.

L'être que vous voyez stagner ci-contre est l'un des personnages phares de cette classe. Originaire de l'East-Side de Merlebach (on reconnaît son statut de racaille à sa casquette à flammes, ainsi qu'à ses chaussures assorties que, même en se retrouvant en prépa, il n'a pas voulu troquer contre de jolis mocassins à pompons), François a bouleversé des générations entières, notamment par ses immortelles contorsions. Pour ceux qui n'auraient jamais assisté à ce phénomène aux frontières du réel, les contorsions de François se font dans le cadre des vendanges tardives des furoncles. Explication : dès qu'un bubon a atteint la maturité (vous voulez une description plus détaillée? non? bon), les tentacules de François, qui sont, je le rappelle, une entité vivante à part entière, partent à la quête du fruit en se tortillant frénétiquement. Le tout accompagné d'onomatopées du genre "Euââââârg" ou "Hgnnnnnnnnn". Et ce pendant toute l'année scolaire. (Bon appétit, bien sûr!)On comprend aisément l'apparition de névroses diverses et variées au sein de la classe.
Au cours de ces 3 années, François s'est également pris pour à peu près tous les animaux vivants de cette planète (y compris les espèces disparues) : vache, chauve-souris (citation authentique : "La nuit, je m'accroche la tête en bas dans ma pendrie, ça me relaxe"), vélociraptor, poulpe, Quasimodo, ou, plus récemment, mite. Je ne vous ai peut-être pas encore dit que François est avec moi en HK2 (l'Elite de la Nation). Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la prépa n'a pas calmé ses ardeurs (j'ai plutôt l'impression qu'elle lui a définitivement court-circuité les synapses) et il me déclara mardi, dans la file de la cantine : "Je suis une mite. SKRIIIIIIITCH". Oui, dans le monde de François, les mites font "skriiiiitch". François est gentil. François va bien. François va tellement bien qu'à a cantine, il a plongé dans son verre d'eau un sachet de sel (fermé, sinon ça n'aurait aucun intérêt) en m'expliquant "Je veux voir s'il se dissout". Tout va bien, François.

# Posté le dimanche 11 septembre 2005 10:16